CiteGastronomie-trio

Vers un réseau des Cités de la Gastronomie

La ministre de la culture et de la communication Aurélie FILIPPETTI, le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt Stéphane LE FOLL et le ministre délégué chargé de l’agroalimentaire Guillaume GAROT ont reçu vendredi 11 janvier la mission française du patrimoine et des cultures alimentaires (MFPCA). Le verdict définitif est repoussé à avril mais le projet tend désormais vers un réseau de Cités avec le trio « Tours, Paris-Rungis et Dijon ». Beaune est donc exclue, Lyon reste tout de même en lice. Affaire à suivre.

Des Cités de la gastronomie : piste judicieuse ou dillution du projet ?

La mission préconise « l’instauration d’un dispositif original et fédérateur, un réseau de Cités de la Gastronomie, dont le socle serait constitué par les projets de Tours, Paris-Rungis et Dijon » auquel les ministres sont favorables. Elle souligne également que « Lyon ne doit pas être exclu du schéma proposé ». En revanche, le projet de Beaune jugé « très difficilement réalisable » par la mission a été écarté.
> source Communiqué du Minstère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt

Les villes candidates ont jusqu’à mi avril pour rassembler les éléments nécessaires avant une décision définitive fin avril. Les Ministres se sont dits favorables à la constitution d’un réseau de Cités de la gastronomie dès lors que le choix retenu permettra la meilleure valorisation du « repas gastronomique des Français », objet de l’inscription au patrimoine immatériel de l’humanité par l’UNESCO. Ce réseau pourra être ultérieurement ouvert à d’autres villes candidates, représentatives de la diversité des régions de France.

Bien sûr, créer un réseau de Cités permet de mieux refléter la diversité de la gastronomie sur le territoire. Mais cette décentralisation peut nuire à la clarté du projet, à sa force, si il n’y a pas un lieu référent. Les réactions, positives ou négatives, vont bon train, notamment sur Twitter. Et qui de qualifier ce verdict d’absence de décision. J’attends donc avec impatience de voir comment les villes du trio gagnants vont travailler ensemble pour donner du sens et de la force à ce réseau. Et comment Lyon va s’inscrire dans tout ça.
> approndondir le projet de la MFPCA

Rappel des projets du trio Dijon – Tours – Paris-Rungis

La Cité de la gastronomie vue par Dijon

Au cœur du futur quartier Grand Sud, nouvelle porte d’entrée du centre-ville de Dijon, l’ancien hôpital général autorise, sur un site de 6,5 hectares, un projet de grande envergure, autour d’un patrimoine historique valorisé. D’autant qu’il est bien desservi (gare TGV, tramway), à proximité immédiate du secteur sauvegardé et dans un environnement préservé (jardin des sciences, port du canal, coulée verte le long de l’Ouche…). La Cité internationale de la gastronomie se déploiera, à l’horizon 2016, dans des bâtiments anciens rénovés ou contemporains.

> en savoir plus sur Dijon, Cité internationale de la gastronomie

La Cité de la gastronomie vue par Tours

Le projet de la Cité internationale de la gastronomie est  une plateforme fédératrice de l’univers culinaire : lieu de découvertes, de productions, d’échanges, d’informations, de créations… un espace vivant où se croiseront les publics d’ici et d’ailleurs, les créateurs, les chercheurs, les entrepreneurs, les producteurs… tous les acteurs investis dans l’une de ces cinq thématiques. Les principales missions de la Cité sont de promouvoir auprès du grand public, des professionnels et des décideurs, tant publics que privés : une vision large et dynamique de la gastronomie, la connaissance des réalités culturelles, sociales, territoriales, économiques et environnementales liées à la gastronomie, les variétés végétales, les races animales, les techniques et savoir-faire, les pratiques sociales et culturelles comme fondations de notre patrimoine gastronomique et de nos cultures alimentaires, la mise en place d’une politique nationale visant l’acquisition d’un socle de connaissances gastronomiques à l’école primaire, le développement d’une économie gastronomique durable et créative portée par des valeurs fortes et fondée sur la qualification de ses acteurs.

> en savoir plus sur Tours, Cité internationale de la gastronomie

La Cité de la gastronomie vue par Paris-Rungis

La vocation de cette Cité de la Gastronomie consistera à associer exigence culturelle, approche pédagogique et développement économique. Dans cette perspective, elle devra avoir l’ambition de devenir un lieu de culture et de découvertes, un centre de ressources et de formation ainsi qu’un pôle de développement économique et touristique. Si la candidature portée par les villes de Chevilly-Larue et de Rungis et par le Conseil général du Val-de-Marne était retenue, ce projet renforcerait l’attractivité touristique et économique du Pôle Orly-Rungis et sa position de territoire stratégique au sein du Grand Paris. Une étude de faisabilité vient d’être confiée au groupement d’architectes-urbanistes F8 Architecture et Arképolis. Ce projet est d’ores et déjà piloté et soutenu par l’Épa-Orsa (Établissement public d’aménagement Orly Rungis Seine-Amont), la Préfecture de Région, la Semmaris (société gestionnaire du MIN), l’Ador (Association pour le développement économique d’Orly-Rungis), la Chambre de commerce et d’industrie de Paris Val-de-Marne et le Comité départemental du tourisme.

> en savoir plus sur Paris-Rungis, Cité internationale de la gastronomie

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *